LE GRAND VOYAGE (EL LARGO VIAJE): EJECUCIÓN DE OFICIALES SOVIÉTICOS EN EL PICADERO DE LOS SS

Posted on 11 febrero, 2013

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SOVIÉTICOS DE BUCHENWALDÀ gauche, il y avait aussi le manège où l’on exécutait les officiers, les commissaires et les communistes de l’Armée Rouge. Hier, 12 avril, j’avais visité le manège. C’était un manège comme n’importe quel manège, les officiers SS y venaient faire du cheval. Ces dames des officiers SS y venaient faire du cheval. Mais il y avait, dans le bâtiment des vestiaires, une salle de douches spéciale. On y introduisait l’officier soviétique, on lui donnait un morceau de savon et une serviette éponge, et l’officier soviétique attendait que l’eau jaillisse de la douche. Mais l’eau ne jaillissait pas. A travers une meurtrière dissimulée dans un coin, un SS envoyait une balle dans la tête de l’officier soviétique. Le SS était dans une pièce voisine, il visait posément la tête de l’officier soviétique et il lui envoyait une balle dans la tête. On enlevait le cadavre, on ramassait le savon et la serviette éponge et on faisait couler l’eau de la douche, pour effacer les traces de sang. Quand vous aurez compris ce simulacre de la douche et du morceau de savon, vous comprendrez la mentalité SS.
(JORGE SEMPRUN: Le grand voyage, Gallimard, pag. 84-85)

(A la izquierda, había también un picadero donde se ejecutaba a los oficiales, los comisarios y los comunistas del Ejército Rojo. Ayer, 12 de abril, había visitado el picadero. Era un picadero como cualquier otro, los oficiales SS venían aquí a montar a caballo. Las señoras de los oficiales SS venían aquí a montar a caballo. Pero había en el edificio de los vestuarios, una sala de duchas especial. Se introducía al oficial soviético, se le daba un trozo de jabón y una toalla esponja, y el oficial soviético esperaba que el agua brotara de la ducha. Pero el agua no brotaba. A través de una aspillera disimulada en una esquina, un SS enviaba una bala a la cabeza del oficial soviético. El SS estaba en una habitación vecina, apuntaba con calma a la cabeza del oficial soviético y le enviaba una bala a la cabeza. Se quitaba el cadáver, se recogía el jabón y la toalla esponja y se hacía correr el agua de la ducha, para borrar los restos de sangre. Cuando hayáis comprendido este simulacro de la ducha e del trozo de jabón, comprenderéis la mentalidad SS.)

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