L’UNIVERS CONCENTRATIONNAIRE: HAY DISTINTAS HABITACIONES EN LA CASA DEL SEÑOR (II)

Posted on 19 abril, 2014

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Prisioneros construyendo un canal en Neuengamme (Alemania) 1941-42. Fuente: USHMMSur d’autres parallèles se situent les Camps de représailles contre les Juifs et les Aryens, du format Auschwitz et Neue-Bremm.

La structure des caps comme Neue-Bremm, près de Sarrebrück, de répression contre Aryens, est commandée par deux orientations fondamentales : pas de travail, du « sport », une dérision de nourriture. La majorité des détenus ne travaillent pas, et cela veut dire que le travail, même le plus dur, est considéré comme une « planque ». la moindre tâche doit être accomplie au pas de course. Les coups, qui sont l’ordinaire des camps « normaux », deviennent ici la bagatelle quotidienne qui commande toutes les heures de la journée et parfois de la nuit. Un des jeux consiste à faire habiller et dévêtir les détenus plusieurs fois para jour très vite et à la matraque ; aussi à les faire sortir et rentrer dans le Block en courant, tandis que, à la porte, deux SS assomment les Häftlinge à coups de Gummi.

Dans la petite cour rectangulaire et bétonnée, le sport consiste en tout : faire tourner très vite les hommes pendant des heures sans arrêt, avec le fouet ; organiser la marche du crapaud, et les plus lents seront jetés dans le bassin d’eau sous le rire homérique des SS ; répéter sans fin le mouvement qui consiste à se plier très vite sur les talons, les mains perpendiculaires ; très vite (toujours vite, vite, schnell, los Mensch), à plat ventre dans la boue et se relever, cent fois de rang, courir ensuite s’inonder d’eau pour se laver et garder vingt-quatre heures des vêtements mouillés. Et constamment le fouet, les Gummi et les bottes. La durée normale d’un séjour est de trois semaines, et il faut compter 35 à 40 pour cent des effectifs morts, le reste épuisé. Au-delà, c’est la mort inévitable.

Les camps de Juifs et de Polonais : la destruction et la torture industrialisées sur une grande échelle.

Birkenau, la plus grande cité de la mort. Les sélections à l’arrivée : les décors de la civilisation montés comme des caricatures pour duper et asservir. Les sélections régulières dans le camp, tous les dimanches. La lente attente de destructions inévitables au Block 7. Le Sonderkommando totalement isolé du monde, condamné à vivre toutes les secondes de son éternité avec les corps torturés te brûlés. La terreur brise si décisivement les nerfs que les agonies connaissent toutes les humiliations, toutes les trahisons. Et lorsque, inéluctablement, les puissantes portes de la chambre à gaz se ferment, tous se précipitent, s’écrasent dans la folie de vivre encore, si bien que , els battants ouverts, les cadavres s’effondrent, inextricablement mêlés, en cascades sur les rails.

Dans les grandes périodes, des dizaines de milliers de gazés par jour. Les dépouilles des cadavres engraissent les Seigneurs d’Auschwitz. D’étonnantes fortunes s’édifient.

Entre ces camps de destruction et les camps « normaux », il n’y a pas de différence de nature, mais seulement de degré. Buchenwald avait son enfer : Dora, la fabrique souterraine des V2 ; des semaines sans remonter à la surface, coucher onze sur deux paillasses, manger et dormir dans le souterrain à côté des latrines ; tous les soirs, des pendus, et l’obligation d’assister à la pendaison lente et raffinée ; très souvent, les dimanche, appel ; et les « musulmans », les faibles, mis à part, envoyés en transport de destruction pour les camps de l’Est. A Neuengamme, on pendait dans la cour et, tout un temps, les détenus rassemblés devaient chanter pendant toute la cérémonie. À Helmstedt, on pendait dans notre dortoir.

(Rousset, David : L’univers concentrationnaire, Hachette, 2008, pag. 54-57)

[En otro ámbito se sitúan los camUn soldado americano ayuda a un antiguo prisionero en el campo de Dora-Mittelbau (Alemania), abril de 1945. Fuente: USHMMpos de represalias contra los Judíos y los Arios, tipo Auschwitz y Neue-Bremm.

La estructura de los campos como Neue-Bremm cerca de Sarrebrück, de represión contra los arios, está dirigida por dos orientaciones fundamentales: nada de trabajo, “deporte”, una alimentación ridícula. La mayoría de los detenidos no trabajan, y esto quiere decir que el trabajo, incluso el más duro, es considerado como un “chollo”. La más mínima tarea debe ser cumplida a la carrera. Los golpes, habituales en los campos “normales”, aquí se convierten en una bagatela cotidiana que dirige todas las horas del día y a veces de la noche. Uno de los juegos consiste en hacer vestir y desvestir a los detenidos varias veces al día muy rápido y a golpe de matraca; también en hacerles salir y entrar en el Block corriendo, mientras que en la puerta, dos SS aporrean a los Häftlinge a golpes de Gummi.

En el pequeño patio rectangular en hormigón, el deporte lo es todo: hacer girar muy rápido a los hombres durante horas sin parar, con el látigo; organizar la marcha del sapo, y los más lentos serán echados al agua bajo la risa homérica de los SS; repetir sin fin el movimiento que consiste en plegarse muy rápido sobre los talones, las manos perpendiculares; muy rápido (siempre rápido, rápido, schnell, los Mensch), cuerpo a tierra en el barro y levantarse, cien veces seguidas, correr luego llenarse de agua para lavarse y guardar veinticuatro horas la ropa mojada. Y constantemente el látigo, el Gummi y las botas. La duración normal de una estancia es de tres semanas, y hay que contar con el 35 a 40 por ciento de efectivos muertos, el resto agotado. Más allá, es la muerte inevitable.

Los campos de judíos y de polacos: la destrucción y la tortura industrializadas a gran escala.

Birkenau, la mayor ciudad de la muerte. Las selecciones al llegar: los decorados de la civilización dispuestos como caricaturas para engañar y someter. Las selecciones regulares en el campo, todos los domingos. La lenta espera de las destrucciones inevitables en el Block 7. El Sonderkommando totalmente aislado del mundo, condenado a vivir todos los segundos de su eternidad con los cuerpos torturados y quemados. El terror destroza de tal modo los nervios que en las agonías se conocen todo tipo de humillaciones, todas las traiciones. Y cuando, inevitablemente, las poderosas puertas de la cámara de gas se cierran, todos se precipitan, se aplastan en la locura de seguir viviendo, de tal modo que, al abrir los batientes, los cadáveres se desmoronan inextricablemente mezclados, en cascadas sobre los raíles.

En los grandes periodos, decenas de miles de gaseados al día. Los despojos de los cadáveres sirven de grasa a los Señores de Auschwitz. Extrañas fortunas se edifican.

Entre estos campos de destrucción y los campos “normales”, no hay diferencia de naturaleza, solamente de grado. Buchenwald tenía su infierno: Dora, la fábrica subterránea de los V2; semanas sin salir a la superficie, acostarse once en dos jergones, comer y dormir en el subterráneo al lado de las letrinas; todas las tardes, ahorcados, y la obligación de asistir al ahorcamiento lento y refinado; muy a menudo el domingo, llamamiento; y los “musulmanes”, los débiles, puestos a parte, enviados en transporte de destrucción hacia los campos del este. En Neuengamme, se ahorcaba en el patio y, al mismo tiempo, reunidos los detenidos debían cantar durante toda la ceremonia. En Helmstedt, se colgaba en nuestro dormitorio.]